Présentation

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Daniel Mornet         Luc Favenec            Georges Tiré           Michel Herbert 

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Patrice Carré    

      

Dès 1964, une association de propriétaires d'Olonnois et de Bélesbat est créée. Régate et convivialité sont déjà à l'ordre du jour. Cette association a fini par entrer en sommeil.

En 1990, sous l'impulsion de son président Daniel Mornet aidé par quelques autres, l'Amicale est relancée : les voiles colorées des Olonnois sont à nouveau visibles dans le chenal et dans la baie. Les ports voisins de Saint Gilles, Bourgenais, Jard accueillent les fiers canotes.

Luc Favenec succède à Daniel Mornet en 1994. On voit les Olonnois accompagner le Bélem, l'Etoile le Mutin... On les retrouve aux régates du bois de la Chaise à Noirmoutier, à Brest 96.

L'Amicale organise en 2000 un grand rassemblement des Old Gaffers aux Sables d'Olonne, participe à l'animation lors des premiers Vendée Globe.

En 2003 George Tiré succède à Luc Favenec. Le nombre d'Olonnois au ponton de Port Olona va atteindre la cinquantaine. Les Olonnois naviguent désormais dans le Golfe du Morbihan, dans les estuaires charentais, en Gironde... Les chants ont toujours animé les réunions des Olonnois : le groupe de chant est passé à un régime supérieur gräce à un travail hebdomadaire sans concession.

En 2012 Michel Herbert qui était déjà aux côté de Daniel Mornet en 1990 a été élu à la Présidence de l'Amicale, une nouvelle page va s'écrire, Michel pendant 4 années donnera beaucoup (du temps, du courage...) à l'Amicale. La flotille passera à 58 bateaux et 120 amicalistes avec un groupe de chant reconnu....

En 2016 Patrice Carré succède à Michel Herbert avec l'ambition de continuer dans le sillage de son prédécesseur et de faire vivre cette belle Amicale.

En 2017 suite à la démission de Patrice Carré, Michel Herbert  reprend la présidence de l'Amicale.


On ne peut pas faire l'historique de l'Amicale des Olonnois sans rappeler que l'un de ses objectifs prioritaires est la restauration et l'entretien des bateaux avec les conseils et l'aide éclairés de Louis Vallée charpentier de marine.

A propos du Bélestat

CONSTRUCTION TRADITIONNELLE EN BOIS DU BELESBAT
Pièces maîtresses en chêne, bordés en acajou et membrures en acacia ployé, riveté cuivre. Construction très soignée et robuste.
AMENAGEMENTS
Deux / trois couchettes, emplacement cuisine, placard, coffres.
GREEMENT
Sloop marconi avec foc en tête de mât, gréement inox, mât at bôme en spruce.
NAISSANCE DU BELESBAT
Le premier propriétaire d'Olonnois désirant des possibilités un peu plus grandes, avec en particulier deux couchettes, mais désirant garder le même style de bateau, demanda à Clément Dubernet de lui étudier un bateau plus important. C'est ainsi que fut construit le premier BELESBAT.
STABILITE DU BELESBAT
Sa quille longuesupporte un lest important pour un bateau de 6,50 m. Cette solution facilite l'échouage et le béquillage.Le gréement lest simple : c'est un sloop avec foc en tête. Un pataras supprime l'inconvénient des bastaques. A la barre le Bélesbat est très équilibré. Ce qui frappe le plus, c'est de trouver un bateau de cette taille qui ait le comportement d'un bateau de croisière de grande taille. Pour l'amateur qui recherche un bateau marin et sans problème, le Bélesbat peut-être une formule de croisière agréable en famille.

Le Chasse Marée à propos des Olonnois...

"Généralement, écrit le journaliste, ce type de bateau, inspiré directement des canots traditionnels de pêche, a un gros défaut : en raison de sa grande longueur de quille, il vire assez mal, ou plutôt assez lentement. Là, grâce à un très bon équilibrage et aussi grâce à un tirant d'eau nettement plus fort à l'arrière qu'à l'avant, le bateau vire très bien, sans casser son erre . Il remonte bien au vent . Gros avantage par rapport aux dériveurs légers, il a de la puissance. Grâce à son poids et à ses formes, il a une certaine inertie qui lui donne des mouvements beaucoup moins secs que ceux d'un dériveur lorsqu'il rentre dans le clapot . Naviguant parfaitement sous toutes les allures, conservant son cap même au plus près, l'Olonnois est très doux à la barre, tout en étant bon marcheur. [ ... ] Il est destiné à tous ceux qui veulent faire de la voile sur un bateau de mer. Sa grande stabilité et sa parfaite tenue en font un bateau idéal pour l'apprentissage de la voile."

L'aspect traditionnel de l'Olonnois, qui peut embarquer trois ou quatre personnes, va séduire nombre de plaisanciers, qui regrettaient la disparition des "canots bretons" et leur remplacement par des dériveurs. Deux versions sont proposées à l'acheteur, l'une, "standard", avec gréement en acier galvanisé et écoutes en sisal ; l'autre, "luxe", avec gréement inox, cordages Nylon, et pont à petites lattes de pin du Nord. La première coûte 3 750 francs, la seconde 4 450 francs, lesquels francs sont "nouveaux" depuis le 1er janvier 1960. Ces premières unités sont des canots ouverts, avec un pontage partiel en contre-plaqué, mais une version habitable avec rouf verra le jour ultérieurement.

Les Olonnois sont livrés avec l'étambot percé pour le passage de la ligne d'arbre d'hélice, mais la majorité des utilisateurs préféreront le moteur hors-bord pour éviter le frein de l'hélice et de sa cage lors des régates.

Le service des Douanes distingue plusieurs types d'Olonnois. Un modèle de 4,85 mètres de long, 1,80 mètre de large, 2,74 mètres de pourtour, jaugeant 1,50 tonneau ; le même avec rouf, jaugeant 1,64 tonneau. Un modèle de 4,95 mètres de long, 1,80 mètre de large, 2,80 mètres de pourtour, jaugeant 1,57 tonneau ; le même avec rouf, jaugeant 1,70 tonneau.

Caractéristiques du Bélestat

 


 
 

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Article du Chasse Marée

chasse-maree-n-128L'histoire de la naissance de l'Olonnois a tant de fois été demandée à son géniteur que ce dernier en éprouvait parfois de l'agacement. Ainsi, des journalistes, des amis, des connaissances, de simples curieux se sont succédés pour poser la sempiternelle question : "Monsieur Dubernet (ou Clément), comment avez vous eu l'idée de construire l'Olonnois ?" Selon l'auditoire, la conception de ce beau petit canot était contée avec moult détails ou succinctement, mais sans variantes.

Tout a donc commencé en janvier ou février 1960. Un beau jour, Clément Dubernet, constructeur de bateaux et peintre de la vie maritime chaumoise et sablaise, reçoit la visite de jean Lecomte, propriétaire de plusieurs salles de cinéma aux Sables d'Olonne.

"Il est venu me demander de lui trouver un petit bateau d'occasion, raconte Clément Dubernet. je lui ai donné quelques adresses et, un peu plus tard, il est revenu pour me dire que ce qu'il avait vu était, soit trop cher, soit en mauvais état. Alors, je me suis souvenu du canot de mon oncle Maurice, une sorte de maquereautier sur lequel j'avais navigué dès l'âge de six ans. J'avais beaucoup aimé ce petit bateau et j'ai tracé un modèle comme ça, presque à main levée. Mon client m'a dit qu'il lui plaisait et nous avons fait affaire."

En fait, si à l'origine il semble bien qu'il en ait été ainsi, nous devons dire que la construction de ce canot, qui portera le nom d'Abissiou (nom vernaculaire du poisson prêtre "ATHERINA PRESBYTER") ne doit pas qu'au seul hasard d'un coup de crayon. Après la première esquisse, les plans ont été longuement étudiés et la gestation suivie avec attention. Clément Dubernet va, en peu de temps, construire dans son chantier un canot traditionnel à franc-bord. Les pièces maîtresses sont en chêne, les bordés en acajou sur membrures ployées en acacia - plus tard, les clients auront le choix entre un clouage galvanisé à chaud ou un rivetage cuivre. Le fond comporte de nombreuses varangues et un carlingage pour moteur fixe. Deux cloisons transversales participent à la rigidité. C'est une construction très soignée et robuste. Le chantier fournit le bateau "barre en main", tout gréé.

Les premiers essais mettent en évidence sa légèreté : "J'avais mis 100 kilos de lest, rappelle le constructeur, mais dame ! il y avait du vent, j'ai bien cru qu'on allait s'envoler ! J'ai remis 100 kilos supplémentaires et c'était bien. J'ai voulu garder le gréement à corne, tout en simplifiant au maximum les manœuvres : trois drisses suffisaient à envoyer la toile. Il fallait un bateau sûr, même mis entre des mains inexpertes."

De façon impromptue, Clément Dubernet décide de se construire pour son usage personnel ce même canot, qu'il appelle l'Olonnois, mais sans alors envisager de le construire un jour en série. Quant au nom, c'est en pensant à la série des Corsaires que le constructeur a appelé ainsi son bateau, bien que l'éponyme Jean Neau, dit "I'Olonnois", ait été plutôt flibustier ou pirate que corsaire...

Le 10 mai 1960, l'Olonnois est inscrit au quartier des Sables-d'Olonne sous le matricule LS 591, comme un sloop à coque en bois, jaugeant 1,50 tonneau, long de 5 mètres, large de 1,85 mètre, avec un creux de 0,76 mètre et un tirant d'eau de 0,70 mètre. Il est doté d'une voilure de 13,50 mètres carrés et équipé d'un moteur fixe de quatre chevaux. Le même jour, Abissiou est inscrit sous le matricule LS 592 (plus tard, un autre canot de la série portera aussi ce nom).

Très satisfait de son bateau et décidément bien inspiré, M. Lecomte conseille au constructeur sablais d'informer la revue Les Cahiers du Yachting de sa nouvelle création. En fait, Clément Dubernet se contente de téléphoner. "Un vrai bateau de pêche promenade ? On attend ça depuis dix ans !" lui répond le rédacteur. Un journaliste est aussitôt dépêché de Paimboeuf. "On est sorti dans la rade, raconte le constructeur. Il a pris la barre, tiré des bords, viré. Il hochait la tête, prenait des notes il faut voir Clément Dubernet mimer le chroniqueur. A l'issue de la sortie, il m'a dit qu'il allait consacrer le dossier à mon canot."

Ce n'était pas une vaine promesse, car la livraison de juillet (n°104) des Cahiers du Yachting consacre au nouveau bateau sa photographie de couverture et trois pages dithyrambiques. L'auteur de l'article emploie le terme "Olonnois" comme celui d'une série naissante. La sécurité, les qualités nautiques du canot y sont louées ainsi que l'espace offert, qui permet au plaisancier de se mettre debout et de se déplacer dans le bateau sans problème d'équilibre pour pêcher, sans même se soucier de devoir "penser" au bateau.

Au Salon de Paris...

Comme on essaie de le persuader de présenter son Olonnois au Salon nautique de Paris, Clément Dubernet regimbe : "Il n'y a que des yachts à ce Salon, j'aurais l'air fin avec mon canot de pêche !" Mais finalement il se laisse convaincre.

"Les organisateurs nous avaient réservé un emplacement, se souvient-il. Avec mes gars, on a monté une cabane en contre-plaqué, un coup de barbouille, et hop ! fini ! Mais pour le bateau, j'avais soigné mes peintures. On aurait pu se raser dedans. Faut dire que ça avait de la gueule !"

Le Salon nautique se déroule alors en plein Paris sur les bords de Seine, et en automne, cette année là du 30 septembre au 16 octobre. Un hebdomadaire vendéen fait part de la participation de deux constructeurs sablais, Clément Dubemet et son beau-frère Claude Kirié, un habitué du Salon qui fabrique des dinghies. Sous son stand de contre-plaqué, Clément constate avec stupéfaction que sa création répond à une réelle demande. Pas moins de vingt-cinq unités sont vendues lors de ce premier séjour dans la capitale ! Le dernier jour, après la fermeture, un client (frère de l'amiral Rey) passera même par-dessus les barrières pour commander son Olonnois !

Ce succès ne se démentira pas. Entre 1960 et 1976, 149 Olonnois seront livrés, précise Robert Bénaiteau, qui fut compagnon puis contremaître au chantier Dubernet, de 1956 à 1976. Se souvenant de cette époque, le contremaître raconte que son patron invitait parfois le personnel à prendre un verre chez la Mère Marie, à La Chaume, et qu'il s'amusait à caricaturer sur une feuille de papier tel ou tel client du bistrot...

Plus tard, c'est Henri Queffélec, conduit au chantier par son homologue chaumois Jean Huguet, pour commander la construction d'un Olonnois - peut-être de deux, Clément n'en est pas très sûr. L'écrivain breton revient d'un voyage en Afrique et rapporte qu'il a vu en Zambie britannique un Olonnois appartenant à un Français (peut-être s'agit-il du canot commandé in extremis à l'issue du premier Salon nautique). D'autres signalent la présence d'Olonnois en Belgique, ou encore en Méditerranée. Récemment une unité toulonnaise, qualifiée de vétuste, a échappé à l'autodafé que lui réservait son propriétaire ; transporté aux Sables, le Magali a été remis en état et a retrouvé fière allure au sein de la flottille de ses semblables.

Tuesday the 18th. Conception & maintenance : Jacky LOTTE - François BERGNIARD